Bretagne Pays de Loire : call to Hacktion

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Nous voilà partis pour le premier afterwork du collectif Bretagne Pays de Loire, en cette date du 11 Juillet qui restera gravée dans les mémoires !  L’équipe d’organisation (Maxime Bernard, Mark Harling, Eric Le Houssine) est sereine, détendue et  prête pour son premier événement, accueilli par le  Startup Palace à Nantes.

Visite puis présentation de l’Association Les Hacktivateurs

Notre afterwork débute par une visite du Startup Palace. Ses créateurs font découvrir à une vingtaine de personnes ce lieu destiné à faciliter les collaborations entre les startups et des entités issues de grands groupes. Après notre petite marche (nous n’avons pas testé les trottinettes en libre service), nous profitons du beau temps et de la terrasse pour faire connaissance avec un  petit icebreaker tout en dynamisme. De  retour en salle,  Mark  présente  l’Association, sa génèse, ses valeurs et ses objectifs. Maxime aborde les notions d’intrapreunariat et de corporate hacking, deux des trois piliers d’hacktion des Hacktivateurs. Ces deux notions sont illustrées par quelques exemples concrets, afin de mettre en évidence  le côté « maker » des membres de l’association, qui passent eux-mêmes à l’action.

Les ateliers

Une fois cette introduction terminée, il est temps de passer à la mise en pratique du troisième pilier d’Hacktion de l’Association : l’intelligence collective. En petits groupes, les participants de l’afterwork vont exprimer leurs attentes par rapport à l’Association, donner leur vision du fonctionnement au regard des spécificités de l’écosystème local, et découvrir les différents types de hacks identifiés et recensés par Fabrice Poussière, l’un des membres fondateurs, porte-parole des Hacktivateurs.

Pour finir cette soirée déjà bien remplie, nous profitons de nouveau de la terrasse pour un apéro debrief « sponsorisé », une fois n’est pas coutume, par Laurence Pineau, Hacktivatrice présente.

Feedbacks

Les retours sont positifs; plusieurs participants se sont retrouvés dans les valeurs de l’association,  d’autres se sont découverts une vocation de corporate hacker, ou se sont rendus compte qu’ils étaient déjà passés à l’hacktion avant de nous rencontrer. Sur ce bilan plus que satisfaisant, rendez-vous est pris en septembre pour la prochaine rencontre locale des Hacktivateurs. Reste juste à caler la date.

Le Mind Map issu des ateliers

Attentes du Groupe Hacktivateurs Bretagne Pays de Loire.jpeg

Le « Fablab interne » : une base arrière de l’Hacktion ?

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Comme nous le constatons au travers des différents exemples de corporate hacking, l’Hacktion de faire bouger les lignes en interne peut prendre naissance n’importe où et n’importe quand dans nos organisations. Certaines Hacktions nécessitent même d’être mobiles pour être mises en oeuvre (cf. le poster sauvage et faire le process à pied, expliqués par Fabrice Poussière). Pourtant, la question d’un lieu accueillant pour la préparation de l’action du corporate hacker se pose, dans le sens où certains d’entre nous préfèrent agir de façon discrète, voire invisible au sein de leur organisation, et s’imaginent mal mettre en mouvement leur hack depuis leur poste de travail.

Partant de ce constat, et après un rapide audit des locaux existants au sein d’une entreprise, se pose la question suivante : le « Fablab interne » (ou makerspace ou laboratoire d’innovation, peu importe le nom qu’on lui donne) pourrait-il constituer un lieu propice à l’émergence et la prolifération de « corporate hackers » ? La suite de cet article constitue une réponse tout à fait personnelle, basée sur un retour d’expérience individuel au sein d’une seule organisation et ne peut certainement pas être élargie à une vérité générale. Pour autant, quelques éléments constatés chez d’autres me font penser que des principes de fonctionnement assez similaires peuvent provoquer des conséquences assez proches.

De mon point de vue, le « Fablab interne » présente quelques caractéristiques intéressantes (au delà de sa fonction dans l’entreprise dont personne ne doute aujourd’hui) : son apparition est récente, son existence parfois méconnue, et son mode de fonctionnement assez flou, du fait de sa jeunesse.

Vous allez me demander : « En quoi un Fablab interne peut-il aider un corporate hacker ? » et vous aurez raison. Selon moi, ses caractéristiques lui permettent d’échapper aux processus sclérosants, puisque par définition, les personnes qui auront envie de pousser la porte d’un tel lieu seront forcément intéressées et motivées par des approches et activités nouvelles, différentes de leur quotidien, tournées vers le faire. On s’approche des valeurs promues et partagées par les « corporate hackers ». En comptant sur le fait que ces personnes vont de façon mécanique échanger des compétences et construire des choses ensemble, on peut alors assez vite imaginer que des hacks de type « Formation Bottom-Up » ou « Community Mobilisation » y apparaîtront naturellement.

Un autre aspect du Fablab favorable à l’émergence du corporate hacking est la discrétion qu’il peut apporter à un projet non officiel ou à un hack en gestation  : pas de nécessité de faire du reporting , assez peu de présence de managers qui pourraient freiner les initiatives personnelles, bienveillance des personnes présentes vis-à-vis de l’utilisation des ressources. À priori, on retrouve là quelques éléments de nature à faciliter le travail d’un Hacktivateur en devenir et de donner un espace d’épanouissement aux amateurs du « travail en perruque » (dénomination du travail caché en recherche et ailleurs).

Un autre point (et ce sera le dernier pour cet article) est celui des équipements disponibles au sein d’un Fablab interne. Ce sont généralement des outils pertinents et simples d’utilisation, mais qui peuvent eux-mêmes avoir été détournés de leur fonction initiale : par exemple, récupérer le scanner 3D acheté (mais pas utilisé) par le service qualité pour le contrôle des pièces en réception et l’utiliser pour créer des modèles de pièces à réparer durant les animations Repair Café, voilà un premier hack bienveillant réalisable pour faire vivre un fablab.

Un bénéfice moins évident est qu’un Fablab interne  peut challenger le management en posant la question du « comment laisser place à l’initiative ? » ; c’est aussi un lieu où le « flat management » pourra être expérimenté.

Au final, un tiers lieu interne (pour ne pas dire Fablab) catalyse souvent :

  • des personnes curieuses et ouvertes d’esprit, en quête de nouveauté et de passage à l’action,
  • un espace-temps échappant assez souvent au contrôle des structures établies,
  • des outils accessibles et simples d’utilisation pour concrétiser ses idées, et à faire évoluer en fonction de ses besoins et des ressources de l’entreprise.

De là à conclure qu’un corporate hacker vivra mieux la mission qu’il s’est donné grâce à un Fablab interne, il n’y a qu’un pas.

Reste à savoir qui le franchira et mettra en oeuvre le Hack du Fablab autodéclaré.

Fabrice et Maxime