Ça ne marchera jamais ! Ça coûte trop cher ! Survival kit à destination des hacktivateurs

1.      Ça ne marchera jamais

Cette fois ci, vous la tenez cette fameuse idée qui va résoudre le vieux problème que vous vous coltinez à toutes les réunions, et pour lequel plus personne n’a l’espoir d’une quelconque solution. Mais au moment où vous la présentez à vos collègues, ils répondent en cœur  : « ça ne marchera jamais ! »

Mais pourquoi pensent ils TOUJOURS que ça ne marchera JAMAIS ? Parce qu’ils n’ont PAS ENVIE que ça marche.

a.      Vous êtes une exception : la plupart des gens n’ont pas envie que ça change, ils adorent la routine, c’est sécurisant : on sait exactement ce qui va se passer jusqu’à ce soir 18H, et demain, et après-demain, et en 2024.

b.      Le changement, l’innovation, remettent forcément en question la façon dont les choses se déroulent aujourd’hui ; et donc le travail de vos collègues qui pourront vivre votre proposition comme une attaque personnelle

Il faut donc leur donner l’envie d’avoir envie ; comment ? En les associant ! Faites-leur comprendre que leur vraie valeur n’est pas dans leur tâche routinière mais dans leur expertise sur les clients ou sur le produit. Faites-vous en des alliés ; les infos qu’ils détiennent sont vitales pour la réussite de votre projet. D’une part ils vont enrichir votre idée avec leur connaissance terrain et par ailleurs vous réussirez aussi à les valoriser et donc à leur faire tirer leur épingle du jeu. Lorsque votre idée est sur la voie du succès n’oubliez pas de les remercier et de les mettre en avant pour qu’ils soient récompensés de leur prise de risque. Par contre, si vous vous plantez, épargnez les; ils vous seront utiles au prochain coup…

ATTENTION !! Pour ceux que vous ne réussirez JAMAIS à embarquer, et ils existent, veillez à ce qu’ils ne torpillent pas votre projet en sous-marin, vous risqueriez ensuite d’entendre « JE VOUS L’AVAIS BIEN DIT ! »

2.      Ce n’est pas notre core business

A force de vouloir faire plus ou mieux pour leur entreprise, les Hacktivateurs en viennent à « penser hors de la boite » et identifient parfois avec leurs clients des applications nouvelles du savoir-faire de l’entreprise ; hors « core business ».

Il existe de jolis exemples de ces applications hors core business : Xerox est ainsi devenu le leader mondial de la gestion de parking grâce à leur savoir faire lié aux badges et au reporting. En étant à l’écoute du client, en nouant une relation personnelle avec lui on peut trouver l’idée du siècle. J’imagine le commercial de Xerox, qui il y a quelques années, après sa réunion avec son client le plus fidèle l’invite à déjeuner et lui pose la question : « et à part les photocopieurs, ça va ? » « Oh non !! j’ai encore passé 20 minutes ce matin à essayer de rentrer dans le parking, nos vieux badges marchent jamais. Du coup, je suis arrivée en retard pour mon entretien et je ne pouvais pas joindre big boss car il n’y avait pas de réseau…. ». Appuyez-vous sur les clients avec qui vous êtes en confiance, qui vous apprécient et qui sont prêts à prendre des risques avec vous ; surtout si ce n’est pas trop cher et qu’on met en valeur le partenariat. Si ça marche, il en gagnera la moitié des lauriers et si ça ne marche pas, il n’y aura pas consacré trop de temps ni de ressources.

Les entreprises sous-exploitent énormément leur principale ressource pour trouver des idées : leur réseau de clients. A l’image de Toys’R Us, en se contentant de mettre des peluches et des playmobils sur des étagères pendant des années, sans rien proposer d’autre on finit par fermer.

3.      Ça va tuer notre core business

Celle-là, grâce à Kodak, on l’entend peut être un peu moins… Permettez-moi quand même de revenir sur cette histoire archi connue. Beaucoup croient que Kodak a subi un raz de marée externe lié à l’invention de la photo numérique, mais ce n’est pas tout à fait exact. Une des premières entreprises qui a découvert la prise de vue numérique c’est … Kodak, dans son département RetD ! Suite à la présentation au COMEX, cette belle innovation a été mise dans un placard fermé à triple tour car ils ont eu peur d’en mourir. Malheureusement ils ont eu raison, ça les a tués alors qu’ils avaient l’opportunité d’être en avance sur les autres et de vivre encore sans doute quelques belles années. Ce n’est donc pas le numérique qui a tué Kodak mais bien le refus d’innover et de changer son business model.

Dans les 15 dernières années, 52% des entreprises du Fortune 500 ont disparu ; leur durée de vie est passée d’en moyenne 75 ans en 1955 à seulement 15 ans en 2015. Le constat est partout le même : l’économie a changé, et les organisations doivent s’adapter à l’accélération des cycles business et à la disruption généralisée des marchés.

Donc si ça va tuer votre core business , allez y, foncez, c’est sans doute qu’il est déjà moirt ! Il n’y a plus de place imprenable, les pirates sont partout. Soyez le pirate de votre propre embarcation, ne laissez pas les autres s’endormir.

4.      On est leader sur le marché

Ce type de réponse est en fait très proche de la précédente. C’est notre core business, on est les meilleurs, personne ne prendra notre place et d’ailleurs on n’en a surtout pas du tout envie.

Aujourd’hui le savoir et entrepreneuriat deviennent effroyablement accessibles:

a.       internet permet à chacun de se connecter directement à tout le monde. On n’a plus besoin d’avoir un réseau de distribution physique ou des capitaux de démarrage pour lancer un business. En gros, on n’a plus besoin de s’appeler Mulliez ou Rothschild. Personne n’est à l’abri.

b.      Le savoir par ailleurs est devenu une commodité, en faisant des recherches un peu poussées sur internet vous serez en mesure de construire une bombe nucléaire (je vous disais que personne n’est à l’abri) donc ce n’est pas parce que vous êtes aujourd’hui leader, qu’on le restera ;

Si un collègue vous fait cette objection, rappelez-lui qu’à la dernière extinction massive d’espèces ce sont les dinosaures qui ont disparu, pas les moustiques.

5.      On a déjà essayé 

Si c’est l’argument principal qui vient contrer votre envie d’innover, réjouissez-vous ! C’est le signe que vous êtes très bien parti.

D’abord parce que quelqu’un avant vous a fait au moins le même constat que vous, et a eu une idée similaire. C’est une très bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul. Partager les constats avec certains de vos collègues, c’est déjà partager les futures solutions.

Deuxièmement vous allez pouvoir éviter les erreurs de vos prédécesseurs. A part dans le monde formidable de l’entreprise, rien ou presque ne marche du premier coup. Il n’y a qu’à observer un bébé qui veut marcher. Il va se mettre debout, retomber, faire un pas, puis deux, en s’accrochant aux murs, à vos jambes, jusqu’à ce qu’il y arrive. Le seul fait d’essayer va le muscler, l’équilibrer et c’est ce qui fait qu’il va y arriver après des centaines d’échecs. S’il renonce parce que la première fois qu’il a essayé il est tombé, il a peu de chance de marcher un jour.

Le fait d’avoir échoué ne compromet pas la réussite d’une innovation mais au contraire fait croître les chances de succès ; mais à une seule condition : que vous enquêtiez d’abord sur ces premiers essais. Comprendre qui l’a mis en œuvre, pour quels motifs et ce qui l’a fait échouer ;

C’est le début du travail under cover, lorsque vous présenterez le projet aux sponsors vous monterez que vous vous êtes documentés, que vous connaissez la boîte et que vous avez des réponses aux raisons du précédent échec.

Et quand, à votre tour, vous allez vous planter, soyez sympa, documentez cet échec pour les collègues. Partagez ! Vous montrerez que vous êtes bon perdant et ce sera de l’or en barre pour le prochain essai.

6.      Ça coute trop cher ! ça prend trop de temps !

En effet, si vous proposez de construire une fusée pour vous rendre sur Mars et que vous n’avez pas les moyens d’Elon Musk, ça risque d’être retoqué.

Mais vous en fait, vous proposez des idées simples : refondre un peu l’appli client qui est tellement ringarde et qui tourne à la vitesse d’un bulot amoureux. Vous savez qu’en tant que client ça vous rendrait fou de devoir vous en servir. Votre problème : vous n’avez aucune compétence de développement et la DSI refuse de bouger le petit doigt tant qu’il n’y aura pas un cahier des charges fonctionnel et technique de 154 pages validé par le COMEX.

Soyez agile, créatif, inventif, rappelez-vous vos jeunes années lorsque vous arriviez à faire des choses sans un rond en poche. Retrouvez la même capacité à vous débrouiller avec les moyens du bord. Un peu de photoshop, de indesign – il y a plein de tuto sur YouTube, au pire soudoyez le stagiaire en communication en l’invitant à l’apéro et le tour est joué. Vous pourrez déjà présenter 3 maquettes d’écrans et faire un tour rapidement auprès de vos clients (sans oublier de filmer leur réaction) et vous prouverez la nécessité de se renouveler !

N’oubliez pas, un prototype bricolé vaut mieux que 20 minutes de power point.

7.      Le patron ne voudra jamais

Votre N+1 vous l’a déjà dit non ? « Non, écoute, je connais Jean Marc, il n’en voudra jamais. » Paf, votre belle idée tuée dans l’œuf par un chef mal luné ce matin. Et pourquoi il n’en voudrait pas Jean Marc ? Sans doute pour un peu toutes les raisons qu’on a analysées auparavant : trop long, trop cher, trop compliqué, trop menaçant pour le business…

Mais en fait, est-ce vraiment le moment de lui poser la question ? Attendez un peu, travaillez under cover, prototypez, filmez, affinez le besoin et une fois que quelque chose de tangible sera montrable et que vous aurez fait adhérer quelques collègues et quelques clients, vous pourrez alors allez le voir.

Règle numéro 1 : choisissez le bon moment.

Règle numéro 2 : travaillez autant sur le besoin que sur la solution. A quel besoin répond votre idée ? Comment votre idée y répond elle ? S’il y a vraiment un besoin, quelqu’un va y répondre, et une fois encore il vaut mieux être le premier à tester que le premier à avoir des regrets de ne pas avoir essayé.

Voilà en quelques mots ce que je voulais partager aux innovateurs et hacktivateurs de tout poil,

En conclusion, quatre choses à retenir :

1.      Allez au moins jusqu’à un premier prototypage à bas prix ; vous n’aurez pas le regret de ne pas avoir été compris. Et puis ce sera toujours utile pour le prochain essai, car on sait tous que vous n’allez pas vous arrêter à votre premier échec

2.      Ne restez pas seuls trop longtemps, testez rapidement dans votre proche entourage, c’est le début d’une communauté de soutien et sortez du bois quand elle est constituée

3.      Ne vous laissez pas décourager si votre idée ne passe pas du premier coup et que vous êtes convaincus de tenir quelque chose, itérez, retestez mais surtout DOCUMENTEZ !

4.      Sachez AUSSI mettre le concept en off pendant quelques semaines / mois. L’idée est peut être excellente mais ce n’est peut être pas le bon moment ; ne gardez pas de rancune mais restez à l’affut de l’occasion qui vous permettra de la remettre en avant quand les conditions seront plus propices.

Le comité d’entreprise : place de hacks et de dé-silotage !

Vous avez des envies de bouger les murs internes, de tester de nouvelles manières de collaborer, de faire des choses sans passer 3 jours à essayer de grappiller 3 jours sur une ligne de pointage, de proposer des idées hors de votre domaine officiel de compétences, de penser société et pas uniquement pour votre « chapelle »… mais les processus vous l’interdisent, votre hiérarchique n’y voit aucun intérêt, on vous rétorque « Pas notre problème, c’est celui de l’autre direction ! », « Tu vas pas m’apprendre mon métier ! »« Mais de quoi il se mêle… » … des murs… encore des murs… le moral est au plus bas…

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Hack yourself : Apprenez à pitcher

Dans un contexte d’entreprise, il est incroyable de constater que nos présentations, nos discours et nos messages internes confinent souvent à une platitude d’une telle perfection que rien ne la dépasse. Pour résumer ma pensée et être bien clair, nous sommes en effet bien trop souvent capables d’ennuyer notre audience avec des sujets qui se devraient d’être passionnants, ou au moins motivants. Pléthore de vidéos de Storytelling sont pourtant diffusées au sein des entreprises et les pitchs des Startupers les plus brillants sont cités régulièrement en exemple… mais nous, nous serions condamnés aux atrophiés de l’enthousiasme ? Aux discours sans saveurs et à l’absence de conviction ? Ben non… et ça peut se changer ça !

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Le corporate procrastin-hacking

Procrastination

J’ai eu l’occasion il y a 2 bonnes années d’échanger avec un coach sur les vertus de la procrastination sur le travail et l’impact que celle-ci pouvait avoir sur le processus créatif. Alors vous me direz dans une société réglée comme du papier à musique, « Dionysos » n’a pas sa place. On doit être performant. Et si la procrastination qu’elle soit consciente ou inconsciente était un mécanisme de protection pour certains individus ? E si la procrastination était une forme de « corporate hacking passif », une étape nécessaire avant de passer à la phase active pour certains ou tout simplement la forme la plus répandue ? Je me pose la question. Notamment quand je lis ,ça et là, les divers tribunes sur l’engagement au travail. Le taux d’engagement moyen mondial est de 65% selon une étude de Aon Lewitt pour 2016. Il y a certainement des variations entre les tranches d’âges, et les catégories socio-professionnelles.

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Le salaire de la peur

LeSalaireDeLaPeur-Hactivateurs

Il est peut-être exagéré de s’appuyer sur le film d’Henri-Georges Clouzot, « le salaire de la peur » pour introduire le sujet de la peur du « Corporate Hackeur » ou de l’intrapreneur, mais cette image présente le mérite de relativiser nos peurs et c’est l’objectif de cet article. En effet, dans ce film, Mario, Jo, Luigi et Bimba, sont missionnés pour transporter 400 kg de nitroglycérine sur les routes tortueuses et délabrées d’Amérique du sud. La situation doit être assez rare dans nos grands groupes, certes, mais la panique d’un des personnages – Jo – peut nous éclairer. Après une série d’épreuves, Jo refuse la mission et gagne de facto le statut officiel du lâche de cette histoire. Il affirme être payé pour avoir peur! Ce qui fera le titre du film et bien sûr du roman dont il est tiré.

Sommes-nous payés pour avoir peur ?

Rien dans nos contrats ne justifie le fait d’avoir une peur qui nous tiraille soit de manière permanente, soit dans des moments plus ponctuels parce que l’on présente notre projet – ou ses mauvais résultats – devant un hiérarchique ou parce que l’on voit que notre service a un déficit de performance et aura du mal à atteindre ses objectifs cet année. Et pourtant, et pourtant… La peur, la trouille ou la pétoche, quel que soit son nom, est omniprésente dans nos entreprises. Elle interfère avec notre capacité à prendre des décisions. Elle nous fait aussi perdre le contrôle de nous-même et elle intervient à tous les niveaux. Elle peut être provoquée par une situation, par individu ou par un groupe d’individus. Elle n’a pas que des effets négatifs car parfois elle nous grise et elle éveille nos sens.

Et pour l’intrapreneur ou le « Corporate Hackeur » ?

Les questions qui reviennent de manière récurrente dans le cas de l’intrapreneur ou du « Corporate Hackeur », qui ont pour pratique de jouer avec les limites de l’entreprise, sont :

Comment faites vous pour oser ? N’avez vous pas peur ?

On pourrait répondre oui ou non mais ce serait un peu trop rapide. De quelles peurs parle-t-on ? Peur d’être jugé, peur de mal faire ou de se tromper, peur de la hiérarchie ou des collègues, peur de se faire virer ?

La peur d’être jugé

Si vous faites évoluer vos entreprises ou si vous adoptez une façon de faire différente de la norme locale : il va exister 3 catégories de personnes, ceux qui vous féliciteront, ceux qui vous trouveront cavalier et les indifférents.

La peur de faire mal ou de se tromper

Si vous expérimentez de nouvelles approches, autrement dit, si vous faites quelque chose pour la première fois , il est fort probable que vous fassiez mal ou que vous vous trompiez. C’est inhérent au protocole d’apprentissage que vous mettez en œuvre. Souvenez-vous :

FAIL =  First Attempt In Learning

Ces deux premières peurs sont moins anxiogènes dans un cadre expérimental ou plus simplement quand vous réalisez des maquettes ou des essais. Si ces peurs persistent malgré la pratique, vous pouvez aussi aider un Hackeur ou intrapreneur plus aguerri que vous,  ou sinon consultez :).

La peur de l’incertitude

Effectivement, expérimenter, lancer un collectif dans l’entreprise ou goûter à l’aventure de l’innovation représentent des actions à forte incertitude. Et oui,  tout ce qui nous entoure n’est pas contrôlable et c’est ce qui est magique et qui stresse nos entreprises. Sur ce plan vous devez apprendre à être ambidextre. Il y a des projets planifiables et d’autres non. Une approche salvatrice et dé-stressante est celle des petits pas. Elle consiste à faire des micro investissements sur les actions risquées, de façon à ne pas perdre grand chose si l’on échoue. D’autant plus quand l’action est courte et frugale, qu’elle passe sous le radar et qu’elle est aussi accessible par tous.

La peur de la hiérarchie

Et oui, il y en a qui font peur. On peut déjà s’étonner de cette situation : est-ce normal d’avoir peur au delà de la stimulation ?

Mais sur cette peur il y a une grande quantités d’options possibles que l’on peut considérer comme peu anxiogènes pour des Hackeurs ou intrapreneurs débutants.

  • Si vous n’êtes pas obligé de demander l’autorisation ne le faites pas ! Surtout quand vous recevez l’injonction : allez, prenez des initiatives. Par contre présentez votre action quand elle a réussi et pas dans les phases correctives.
  • Trouvez des alliés. A plusieurs c’est plus facile à porter et le nombre permet aussi de déminer les objections de vos détracteurs de manière efficace. L’intelligence collective c’est possible !
  • Découpez votre action en petites actions plus admissibles.

Trois petits points pour vous expliquer que cette liste dépend de vous et que si vous faites jouer votre créativité vous trouverez des voies de contournements en grand nombre.

La peur d’être viré

Celle-là elle fait peur ! Et bien oui, nous avons un crédit, une famille. Être viré serait un drame.  Franchement connaissons-nous beaucoup d’exemples de personnes virées parce qu’elles ont travaillé sur une de leurs initiatives ?

Monsieur le juge, ce salarié a été irresponsable : il a cherché à expérimenter, sans autorisation, une nouvelle méthode pour améliorer la rentabilité de l’entreprise !

Sur ce point il doit, bien sûr, exister des exceptions. Il faut être conscient, tout de même, que « virer » en France n’est pas chose aisée et surtout sur des motivations aussi faibles. Ensuite,  il faut aussi être clair avec soi-même. Il faut être responsable dans ses actions et être très clair sur leurs motivations. Si vos actions sont argumentées en fonction de valeurs créées pour l’entreprise et que vous ne franchissez pas de limites légales, le risque est très limité voire inexistant. Maintenant être viré d’une entreprise qui ne vous laisse pas expérimenter, faire des erreurs ou apprendre, serait-elle une mauvaise chose ?

D’un point de vue général

Pour résumer cet article et aussi donner une approche assez efficace pour contrer ces peurs, on peut affirmer que ces peurs ne sont pas très rationnelles même si l’on ne peut pas nier leurs existences. Il existe un niveau de peur qui est constructive (stress positif, adrénaline) et la ressentir n’est pas un drame et est souvent preuve que vous faites quelque chose qui change la donne dans votre entreprise. Et il y a une part de peur inhérente à la responsabilité, qui, quand elle est maîtrisée, se nomme simplement le doute.

Maintenant se laisser envahir par la peur au point de n’être plus en capacité de proposer de nouvelles idées, des façons de faire évoluer votre travail ou innover n’est pas admissible. Évacuer cette peur paralysante n’est pas simple mais on peut remplacer ces peurs par d’autres qui iront dans le sens de votre envie.

Vous pouvez en effet remplacer :

  • La peur d’être jugé par la peur de ne pas créer de la valeur,
  • La peur de l’incertitude par la peur de ne rien faire,
  • La peur de vous tromper ou de mal faire par la peur ne plus apprendre,
  • La peur de la hiérarchie par peur ne pas exprimer vos talents,
  • La peur d’être viré par la peur de perdre le sens.